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par Jocie Ferron 

Clignez des yeux et vous pourriez le manquer!

« Manquer quoi? », demandez-vous. L'été au Canada, bien entendu. Une saison merveilleuse, idyllique en fait, mais elle passe si rapidement que l'on peut presque comprendre les moustiques d'être aussi frénétiques.

Nous avons profité de chaque journée, du soleil jusqu'à 22 h en mangeant des BBQ sur la terrasse, en faisant du camping et de la randonnée à explorer les parcs provinciaux et les plages, sans oublier de déguster autant de s’mores que possible!

Il semblerait que finalement quelques mois après notre grand déménagement à travers le Canada, la vie a repris son cours tranquille et les jours FIFO se font plus rares.

Notre nouvelle maison devient un chez soi, les platebandes sont prêtes pour le printemps prochain et nous nous habituons à cette nouvelle ville. Les enfants se sont fait de nouveaux amis dans le voisinage et les « Je manque mes amis, notre vielle maison et notre ancienne ville » se font aussi plus rares.

Comme le dit le vieil adage, toute bonne chose a une fin et il en va de même pour l'été. Autant je raffole des journées d'été, autant il n'y a rien comme l'automne au Canada : me voilà amoureuse de l'automne.

C'est si merveilleux que de se rendre au verger pour cueillir des pommes et des citrouilles et voir des décorations sur le thème de la dinde en attente de l'Action de grâce, sans oublier le favori des enfants : l’Halloween.

Les jours raccourcissent et les matins sont plus frisquets, même parfois avec un peu de frimas; les arbres tournent au rouge, à l'orangé et au jaune et cet instant béni pour les parents revient : le retour en classes!

Notre ainé ne pouvait se contenir de reprendre le chemin de l'école. Tout le contraire de notre plus jeune cependant.

Plutôt timide, l'idée de la maternelle le terrorisait et je crois qu'il ne savait pas tout à fait à quoi s'attendre. Quitter maman pour aller à l'école? Je me suis mise à craindre que plutôt que de grimper à bord du gros autobus jaune, il pique une crise sur le trottoir.

Arrive le premier jour d'école et avec son nouveau sac d'école et sa boite à lunch, nous nous dirigeons à l'arrêt d'autobus. Je savais qu'il était nerveux, mais j'étais très fière de le voir aller avec son grand frère à l'arrêt (pendant que je formulais un plan B en cas de crise). Nous avons attendu à l'arrêt, attendu, attendu et l'autobus n'est jamais venu!

Je n'avais jamais imaginé que l'autobus ne se pointerait pas. Mon plan B est passé à l'action et c'est en voiture que nous nous sommes rendus à l'école. La vie vous réserve de ces surprises!

La première journée s'est bien déroulée. À la deuxième journée, l'autobus est arrivé à bon port et l'école continuait décidément à prendre du mieux pour lui. Le voilà maintenant qui court à l'arrêt chaque matin, heureux de quitter la maison. Espérons que notre voyage en Australie ira aussi bien et que l'avion ne manquera pas à l'appel!

Voici donc quelques idées pour aider un enfant à faire ses premiers pas vers l'école.

  • Parlez-en! Soyez positif, enthousiaste, regardez des émissions télé sur des enfants qui vont à l'école, lisez des livres sur le même sujet. Nous avons regardé des vidéos sous YouTube montrant des enfants qui prenaient l'autobus ou qui faisaient différentes choses à l'école afin de lui montrer que d'autres enfants faisaient de même. J'ai aussi demandé à son grand frère de lui raconter des histoires sur l'école et sur ce qu'il aimait en classe.
  • Allez à l'école. Nous venions de déménager alors il s'agissait d'une nouvelle école pour les deux enfants. J'ai pu organiser avec son enseignante de maternelle une petite rencontre qui nous a permis de visiter la classe et l'école. Nous avons été chanceux, car nous avons pu aussi rencontrer l'enseignante de mon ainé et voir sa classe également. Il était très content d'être le premier à savoir où il serait assis et à voir la classe.
  • Participez à un programme de bienvenue. Certaines écoles organisent des activités de bienvenue avec activités spéciales, visite de l'école et trajet à bord du grand autobus jaune. Nous avons raté cette occasion avec le déménagement, mais avons pu tout de même visiter et rencontrer son enseignante.

Voici d'autres articles de la joyeuse Jocie Ferron :

L'infirmière australienne Jocie Ferron faisait du bénévolat en Mongolie lorsqu'elle a rencontré son mari québécois qui travaillait dans le secteur minier. Après avoir vécu en Australie quelques années, ils sont partis vers le Canada avec leurs deux jeunes enfants. Ils jouissent quelques années dans une ville minière au nord du Québec (où Jocie avait aventures quotidiennes de navigation vie en français) et ils ont maintenant établi au Nouveau-Brunswick.